Social. Allemagne.
L'ONG Transparency International (TI) dont le siège est à Berlin, a renvoyé mardi les pays développés à leurs responsabilités face à la corruption.
Dans le classement annuel de cette organisation les pays perçus comme les plus corrompus restent des nations pauvres et ébranlées par des conflits: Afghanistan, Somalie, Soudan et Irak.
Du côté des “bons élèves”, à l’autre extrémité du classement, la Nouvelle Zélande est considérée comme le pays “le plus propre”, là où la perception de la corruption est la plus faible. Le Danemark, Singapour et la Suède complètent le podium. La Suisse est cinquième.
L’ONG souligne que la grande majorité des 180 pays recensés, sur la base des 13 sondages réalisés par 10 organisations indépendantes, obtiennent une note inférieure à 5. L’organisation note aussi qu’aucune région du monde n’est à l’abri des dangers de la corruption.
Des pays de l’Union européenne sont mal classés, c’est le cas de l’Italie, de la Bulgarie, de la Roumanie et aussi de la Grèce. Athènes a vu sa note chuter du fait de scandales de corruption dans le monde des affaires et de la lenteur des procédures judiciaires. La Belgique est 21ème, la France 24ème.
Sur 180 Etats scrutés, seuls 49 ont "la moyenne", c'est-à-dire une note égale ou supérieure à 5.
TI a décidé de ne pas épargner les pays développés. "L'argent corrompu ne doit pas pouvoir trouver des zones de refuge. Il est temps d'en finir avec les excuses", écrit sa présidente internationale Huguette Labelle dans le rapport.
Premier accusé, le secret bancaire qui "pèse sur les efforts visant à combattre la corruption et à récupérer les avoirs volés". Et TI de relativiser son propre indice en relevant que le problème du secret bancaire concerne "de nombreux pays qui dominent le classement."
Enfin Mme Schenck a relevé que si certains pays développés combattaient activement la corruption sur leur sol, leurs entreprises n'hésitaient pas à la pratiquer à l'étranger: "Il est toujours très répandu d'entendre, notamment de la part de PME, que dans certains pays il n'est pas possible de faire autrement" que de corrompre les responsables officiels chargés d'attribuer les contrats publics.
"De telles excuses ne sont pas acceptables", a-t-elle martelé, en soulignant la responsabilité en la matière de l'Allemagne (14e place de l'indice), qui se dispute avec la Chine (79e) la place de première économie exportatrice mondiale.
---> Corruption.Pays.Schenck.ONG.Transparency International.