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Indignation de la communauté internationale après la décision du régime israélien de poursuivre la colonisation

Téhéran.Irna. 19 Novembre 2009.

International. Palestine.

En pleine controverse internationale sur la colonisation et alors que le processus de paix est plus que jamais au point mort, la décision du régime israélien de poursuivre inébranlablement le processus de colonisation, a provoqué l’indignation de la communauté internationale.

En effet, au moment même où la communauté internationale tente désespérément de relancer le processus de paix au Proche-Orient, le régime israélien vient de donner son feu vert à la construction de 900 nouveaux logements dans le quartier de colonisation de Gilo, situé à la périphérie sud de Jérusalem.


Cette implantation est établie dans la partie Est de la ville revendiquée par les Palestiniens, au-delà de la « ligne verte », la ligne de démarcation d’avant la guerre des Six jours de 1967.


Les Etats-Unis, qui rappelons-le, avaient qualifié la proposition du régime israélien en matière de retenue dans la politique de colonisation comme étant « sans précédents » il y a tout juste deux semaines, lors de la visite de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton à Jérusalem, se disent aujourd’hui « consternés par la décision prise ».


Barack Obama a déploré mercredi la décision israélienne qu'il a qualifiée de potentiellement "très dangereuse". "Je crois que cela rend les Palestiniens amers, de telle manière que cela peut finir par être très dangereux", a mis en garde le président américain, dans des termes inhabituellement critiques.


Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi déploré cette décision estimant que « de telles actions minent les efforts pour la paix et jettent un doute sur la viabilité de la solution à deux Etats ».


Pour les Palestiniens, qui avaient exprimé toute leur frustration face à un processus de paix au point mort en demandant le soutien de l’UE et de l’ONU dans la création d’un Etat palestinien indépendant, cette nouvelle initiative d’Israël « détruit les dernières chances de parvenir à un accord de paix ». Mahmoud Abbas a déclaré que les pourparlers ne pourraient reprendre qu’une fois les nouvelles constructions gelées.


La poursuite de la colonisation israélienne à Jerusalem occupée, dans la partie orientale de la ville sainte est l'"obstacle majeur" au processus de paix, a affirmé hier un haut responsable saoudien, seul pays arabe à s'exprimer.


"La colonisation, et plus particulièrement à El Qods-Est, est l'obstacle majeur au processus de paix", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères, Oussama Nougali.


Le porte-parole a estimé à ce propos que "sans la prise de mesures décisives" pour un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, "il serait très difficile d'avancer sur la voie de la paix".


L'Autorité palestinienne, par la voix de son principal négociateur Saëb Erakat, a condamné "sévèrement" ces nouvelles constructions, en précisant que "le seul moyen de revenir à un véritable processus de paix" est l'arrêt de la colonisation.


Saeb Erekat a déclaré que Tel-Aviv se moque des Palestiniens et de la communauté mondiale en poursuivant la colonisation avant d'ajouter : alors que les Palestiniens et la communauté mondiale déploient tous leurs efforts pour arrêter la colonisation, ce régime opte pour une action contrariant les accorts et les plans de paix, mettant l'expansionnisme à son ordre du jour.


Nabil Abou Rodainah, porte parole du gouvernement palestinien a estimé insuffisante les critiques verbales des Etats-Unis aux politiques de colonisation du régime occupant Jerusalem avant de demander à Washington d'être sérieux dans les pressions exercées sur ce régime.


L'Union européenne s'est dite "consternée" par la décision du régime israélien tandis que la Russie l’a qualifiée d'"inacceptable".


La partie orientale de Jérusalem, où vivent quelque 180.000 Israéliens installés dans une douzaine de nouveaux quartiers ainsi que 270.000 Palestiniens, a été occupée illégalement durant la guerre de 1967 puis annexée. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.


Le porte-parole de la présidence américaine, Robbert Gibbs, a rappelé hier que « le statut de Jérusalem relève de la question du statut permanent » découlant d’un éventuel accord israélo-palestinien, et non d’une initiative unilatérale du régime israélien.





---> Palestine.Jérusalem.ONU.Indignation.Colonisation.UE.

Envoyer: 16:49 Thursday November 19, 2009 Imprimer

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