International. Iran.
L'ambassadeur de l'Iran auprès de l'AIEA a précisé en marge du conseil d'administration de l’agence onusienne que les engagements légaux et la coopération des pays doivent être correctement définis et ont des limites, avertissant que «l’Iran n’ira pas au delà de ses engagements ».
Ali Asghar Soltanieh qui répondait aux questions de l'IRNA au cours d’une conférence de presse qui a suivi la réunion du conseil d'administration sur l'Iran pour discuter du dernier rapport du secrétaire général de l’AIEA, Mohamed El-Baradei sur l'Iran, a précisé que« des discussions, des questions et des réponses techniques concernant le rapport du secrétaire général ont constitué l’essentiel de l’ordre du jour avant le vote du conseil d'administration».
"Nous sommes prêts à des discussions finales avec les grandes puissances mais nous voulons 100% de garantie" sur la livraison du combustible "car l'Iran a raison de ne pas faire confiance" aux Occidentaux, a dit M. Soltanieh, faisant allusion au non respect des engagements pris dans le passé par certains pays dont les Etats-Unis, en matière d’approvisionnement nucléaire à l'égard de l'Iran.
Ali Asghar Soltanieh a annoncé que «des explications nécessaires ont été fournies aux représentants et a soulevé plusieurs problèmes majeurs dans ce rapport, qui ne pourra qu’engendrer des confusions dans les esprits, en raison de son aspect trop techniques pour une présentation publique».
L'Iran n'acceptera pas de transférer son uranium faiblement enrichi à l'étranger, mais pourrait accepter un échange avec du combustible nucléaire sur son territoire, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.
"Nous n'allons assurément pas envoyer notre combustible enrichi à 3,5% à l'étranger, mais nous pouvons réfléchir à un échange simultané avec du combustible nucléaire en Iran", a dit Manouchehr Mottaki.
L'AIEA a proposé début octobre de transférer 75% de l'uranium iranien faiblement enrichi en Russie puis en France pour le convertir en combustible destiné à son réacteur de recherches médicales de Téhéran.
Manouchehr Mottaki s'est élevé mercredi également contre l'attitude américaine. "La diplomatie n'est pas noire ou blanche. Faire pression sur l'Iran pour qu'il accepte ce qu'ils veulent c'est une approche anti-diplomatique", a-t-il dit.
M. Mottaki a également rejeté jeudi les menaces de sanctions internationales : "Les sanctions, c'était le langage des années 60 et 70", a-t-il estimé. "Ils ont l'habitude de faire cela depuis quatre ans (imposer des sanctions). Je pense qu'ils sont assez sages pour ne pas répéter les mêmes erreurs", a-t-il ajouté.
Manouchehr Mottaki a répété à Manille que l'Iran était prêt à reprendre les discussions avec les Etats-Unis, la Russie et la France pour parler de l'échange simultané de l'uranium faiblement enrichi contre du combustible mais à condition que cet échange se fasse sur le territoire iranien, sans transfert préalable de l'uranium iranien vers l'étranger.
Des inspecteurs de l'AIEA se rendent jeudi pour la deuxième fois en moins d'un mois au nouveau site d'enrichissement iranien de Fordoo.
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